Blog de la section du PT de Béziers

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15 février 2008

Candidature aux cantonales ( Béziers 1 )

Communiqué de presse : 

Les adhérents de la section de Béziers du Parti des travailleurs et du comité local pour un Parti ouvrier indépendant ont décidé de présenter la candidature  dans le 1° canton de Béziers de Christophe Benoit, 43 ans, professeur au lycée Henri IV et militant syndicaliste, et d’Odile Pagès, suppléante, 60  ans, enseignante.

Un candidat dans le 1° canton de Béziers pour dire : Union européenne, ça suffit !

Il faut un plan d’urgence pour la sauvegarde de la population !

Aucune institution ne peut annuler la volonté populaire exprimée le  29 mai 2005.  Il faut rompre avec les directives,  injonctions, et recommandations de Bruxelles qui ont abouti, en16 ans d’application du  traité de Maastricht à Béziers, à une catastrophe :

- En application de la PAC, la viticulture est massacrée. Et l’Union européenne, par la voix de sa commissaire Mme Fisher Boel, exige d’arracher 11000 hectares supplémentaires de vigne en Languedoc Roussillon en 2008 dont 3875 dans notre seul département. Selon les syndicalistes paysans cela représente plus de 950 emplois dans l’Hérault.

- La désindustrialisation s’accélère. La politique industrielle de l’Europe de Maastricht-Lisbonne, c’est la « concurrence libre et non faussée » : délocalisations et licenciements sans frein ni limite, interdiction à l’Etat de soutenir l’industrie et ses emplois et de (re-)nationaliser. Aucune des entreprises du biterrois n’est à l’abris, encore fragilisées par la privatisation du fret.

- Les services publics sont  liquidés les uns après les autres à Béziers en application des « réductions des dépenses publiques » et  de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’Union européenne.

- Pour accompagner cette destruction des services publics, on  impose aux communes des regroupements forcés, afin de réaliser  des « économies d’échelles ». Le rapport Attali annonce qu’il faut passer à 6 000 agglomérations et supprimer les départements, dans le cadre de l’Europe des régions : ce serait la mort des communes, de la démocratie !

Le résultat de cette politique : les chiffres de la honte publiés dans Midi-libre : 35% de chômage au centre-ville  où 45% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté! Voici ce que l’on entend partout : « avec l’Euro, les prix ont augmenté, on ne s’en sort plus », « sur Béziers, il n’y a plus de travail, que va-t-on devenir ? ».

Pourtant, le 4 février 2008 à Versailles, 179 députés et sénateurs P.S. et Verts, en s’abstenant ou en votant pour la réforme constitutionnelle avec les parlementaires UMP-Modem-Nouveau Centre,  ont permis l’Union sacrée pro-Union européenne, permettant la ratification du traité de Lisbonne.

Ce coup de force ne peut avoir qu’une signification : cette politique va s’aggraver !

C'est justement pour mettre un coup d'arrêt à ces contre-réformes destructrices que 66% des Biterrois ont voté NON au référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005. Pour  répondre aux attentes des jeunes et des travailleurs dans notre commune, notre canton, nous avons besoin d’élus qui défende ce mandat en refusant clairement de se faire les relais des directives de l’Union européenne.


Il faut un délégué cantonal de la population et des communes pour combattre au Conseil général :

- Pour la réouverture du fret SNCF : non à la privatisation ! Cette fermeture fragilise des centaines d’emplois dans les entreprises privées et les ateliers SNCF.      

- Pour le maintien de la Caisse d’Allocations Familiales de Béziers  et de ses 140 emplois. Pour le retour à la Sécurité sociale de 1945, contre les déremboursements et les franchises de toute nature. Comment ? En restituant à la Sécu des 200 milliards d’euros d’exonération de charges sociales consenties aux patrons depuis 1991 !

- Contre la fusion ANPE –ASSEDIC,  ses suppressions d’emploi et la remise en cause des droits des travailleurs privés d’emploi, contre la fusion Impôts-Trésor.

- Pour le maintien du bureau de poste Béziers Hôtel de ville et de tous les bureaux de poste, menacés par les 3 directives postales européennes d’ouverture à la concurrence qui aboutirait à la suppression de 8 000 bureaux en France sur 11 000 ! Pour le maintien de toutes les écoles communales publiques menacées par  des « regroupements plus économiques » ( EPEP ).

- Pour le maintien du Tribunal de Grande Instance ; pour la réouverture des agences EDF, France-Télécom, Banque de France.

- Pour un véritable plan d’urgence de construction de logements HLM à loyer vraiment modérés ; aucune vente de logement HLM ; aucune démolition de logement HLM sans relogement préalable au même montant de loyer ; réhabilitation des logements vétustes sans augmentation de loyer ;  Pour une loi qui impose la baisse des loyers, avec plafonnement.

- Défense de la viticulture : annulation des mesures d’arrachage ; maintien des caves coopératives sur la base du principe « un homme, une voix » ; aide d’urgence et prix garantis par l’Etat pour le vin permettant aux viticulteurs de vivre dignement de leur travail.

- Défense de la République, de la démocratie,  des départements, du canton et des 36 000 communes : non à la Communauté d’agglomération Béziers-Méditerranée et à son élargissement.  Les communes et leur conseil municipal doivent retrouver toutes leurs compétences et prérogatives, et le droit de s'associer librement dans le cadre des syndicats intercommunaux.

Aucune de ces mesures n’est possible sans rompre avec l’Union européenne, ses traités, ses directives, ses institutions et son Euro ; sans rompre avec les politiques qui ont été menées dans ce cadre, par les gouvernements successifs. Nous voulons  construire un Parti Ouvrier Indépendant qui combatte pour résister, pour préserver les droits de la population, pour prendre les mesures  d’urgence, ce qui nécessite l’unité pour la rupture avec l’Union européenne, pour l’abrogation des traités de Maastricht et de Lisbonne.

Contacts : Christophe Benoit ( 04 67 31 38 58 ) et Odile Pagès ( 04 67 36 12 32 ).




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02 février 2008

Communiqué de presse du Parti des travailleurs 31.01.08

Communiqué de presse du Parti des travailleurs – section de Béziers.

Béziers, le 31.01.08.

Le Parti des travailleurs a bien pris connaissance de l’appel à manifester à Béziers le samedi 2 février à 15h00 pour exiger que soit organisé un référendum.

330 Biterrois ont signé l’appel du comité pour un parti ouvrier indépendant à «  l’unité pour le respect du vote du 29 mai 2005, un référendum pour pouvoir dire NON au traité de Lisbonne ». En effet, c’est un double déni de démocratie que de prétendre imposer le traité rejeté par le peuple français,  en lui déniant de surcroît le droit de s’exprimer par référendum.

Aucun démocrate ne pourrait comprendre que ceux qui en ont le pouvoir ne fassent pas le nécessaire pour imposer le référendum. Nous estimons que la position du député Kléber Mesquida, qui  a annoncé qu’il se rendrait au congrès pour voter NON conformément au vote de ses électeurs,  est un point d’appui pour exiger que les députés et sénateurs votent NON au parlement réuni en Congrès le 4 février, pour refuser qu’ils se fassent les artisans du viol de la démocratie.

Voilà pourquoi nous appelons à manifester le samedi 2 février.

Pour notre part, nous estimons que la seule manière de défendre les services publics, les acquis sociaux et démocratiques, y compris l’existence même des organisations politiques et syndicales de notre pays, c’est de rompre avec les politiques dictées à coups de directives par l’Union européenne dans le cadre du carcan du traité de Maastricht, et de rompre avec toutes les institutions (commission, banque centrale, euro, traités) de cette même Union européenne.

C’est pour cette raison que nous expliquons que les élections municipales doivent être le moment d’affirmer que les élus ne doivent pas se faire le relais des plans de liquidation sociale, de casse des communes et des services publics, dictés par l’Union européenne et relayés par les gouvernements de droite plurielle comme de gauche plurielle.

A l’heure où l’Union européenne indique refuser toute intervention de l’Etat au sein de la Société Générale, livrée au pillage des fonds de pension américains ; à l’heure où l’Union européenne renouvelle ses demandes de coupes budgétaires dans les budgets sociaux de la France ; à l’heure où les thonailleurs de Sète sont liquidé par un règlement de Bruxelles sous des prétextes pseudo « écologiques » ; à l’heure où la viticulture est encore une fois sous la pression de la politique d’arrachage impulsée par le commissaire européen Ficher Boel… la question de la rupture avec l’Union européenne ne peut pas être contournée !

En ce sens, nous renouvelons notre interpellation des candidats aux municipales : « ne devez-vous pas vous prononcer pour la résistance face aux coups de l’Union européenne ? Ne devez vous pas être candidat pour refuser de vous faire les relais des plans de Maastricht ? »

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