31 janvier 2008
tract PT Béziers du 30.01.08
Parti des Travailleurs. Section de Béziers C/o Christophe Benoit, 1 rue Gayon 34 500 Béziers. Tel : 04 67 31 38 58
Béziers, le 30.01.08
Messieurs les candidats, vous nous demandez tous nos voix pour les prochaines élections municipales. Mais la municipalité doit-elle se faire le relais des plans de destruction sociale de l’Union Européenne ?
N’importe qui peut le remarquer : Béziers, son centre ville comme ses quartiers sont au bord de l’effondrement social. La misère, le chômage s’y répand partout.
Une mère de famille nous explique la chose suivante : « Je voudrais parler de la cantine scolaire. L’an dernier, j’avais deux enfants, j’étais en tarif 6. Maintenant, j’ai un seul enfant à ma charge, je passe en tarif 4. Donc l’an dernier, je payais 15 euros par mois pour chacun de mes enfants, et cette année, 30 euros pour un seul. L’an passé j’avais plus de ressources, je payais moins. Là, j’ai moins de ressources, je paie plus.
En ce qui concerne mon loyer, ils m’ont changé le barème. Ils m’ont augmenté l’APL de 9 euros, je suis passé de 318 à 327 €. Mon API est passé de 628 à 558. J’ai perdu 70 euros, et je dois payer 70 euros en plus pour le loyer. Au final, je gagne 9 euros d’un côté, j’en perds 140 de l’autre.
Je me suis mise à découvert en décembre pour pouvoir vivre. Je commence le mois à découvert de 200€. Comment je fais ?
Depuis l’euros, tout a augmenter. Les produits de consommation courante, de base, étaient accessibles avant, maintenant ça devient dur de se les procurer.
Je n’ai pas encore fait les courses, je n’ai pas encore acheté de chaussures pour mon fils. Je n’ai pu lui faire qu’un seul cadeau à noël. Pour le second, dont je n’ai pas la charge, je dois payer les frais de déplacement de 150 euros par vacances.
Je suis en procès pour la garde, on parle de l’aide juridictionnel, mais je dois avancer 600 euros ! Où je les trouve ? Je vais devoir faire un emprunt auprès de mes amis.
Je n’ai pas de travail. Je vais à l’ANPE régulièrement, mais il n’y a quasiment rien, où alors des formations qui ne sont pas payées, dont on sait qu’elles ne garantissent pas un avenir, un travail stable à la fin. Alors je n’ai fait que du travail précaire.
Comment je vais m’en sortir ? Qu’est-ce qu’on va devenir ? »
Un ouvrier qui a travaillé toute sa vie nous dit : « J’ai fait la campagne Mitterrand en 81 car tout le monde en avait marre de la droite. On n’a finalement pas gagné grand-chose, et on nous a fait Maastricht. C’est passé de peu. Je vis avec une retraite de misère après avoir eu un accident de travail. Vos idées sont bonnes. Les ouvriers pourraient revenir vers vous si vous vous faites connaître. »
Une autre mère de famille explique : « Niveau emploi sur Béziers, il n’y a rien. Je cherche dans l’aide à domicile. Mais aussi dans tous les secteurs susceptibles de m’employer, sachant que je ne suis pas diplômée. Je vais tous les jours à l’ANPE. J’ai consulté une annonce de caissière. Mais ils « exigent un Bac + 2 ». J’ai travaillé comme ASH en faisant fonction d’Aide soignante, au CHS de Rangueil à Toulouse. 9 mois, 3 CDD. Au bout de 9 mois, ils ne m’ont pas renouvelé mon CDD. J’ai appris par la suite que le service de nettoyage a été privatisé. J’ai postulé à l’hôpital de Béziers : ils ont mis ma candidature de côté. Par une connaissance j’ai appris qu’ils ne recrutaient plus d’ASH. J’ai failli être radiée 2 mois, pour une seule absence à un RDV parce que j’étais malade. Ils nous font peur aux entretiens.
Depuis, le passage à l’Euro, mon pouvoir d’achat a considérablement chuté. On a beaucoup moins de choses avec un caddie de 75 € qu’avant avec un caddie de 500 francs. Malgré mon vote qui s’opposait à ce passage. Personne n’en a tenu compte. »
Ces témoignages, nous les entendons tous les jours : à la sortie des supermarchés, dans la rue, sur les marchés. L’Union européenne, depuis 15 ans, impose la déréglementation, les délocalisations au nom de la concurrence libre et non faussée, l’interdiction des services publics monopolistiques, l’arrachage de la vigne, la restriction des budget sociaux.
Le résultat : la casse des emplois, du code du travail, des services publics, le pouvoir d’achat qui s’effondre…
Face à cela, les gouvernement, la classe politique, n’a qu’une « solution » : allez encore plus loin dans l’abaissement du coût du travail, dans l’application des plans de Maastricht.
Quelle liste aux municipales s’opposera à cet effondrement social provoqué par l’Union Européenne, son traité de Maastricht, son euro, ses directives, sa Banque centrale ?
Voilà pourquoi nous nous adressons à toutes les listes en présence, à tous ceux qui veulent être élus au conseil municipal de Béziers : ne devez-vous pas annoncer publiquement que vous ne vous ferez pas les relais des mesures dictées par l’Union Européenne ?
Vous le savez : 85% des lois en France sont des transcriptions des directives européennes. La première des choses à faire pour répondre aux attentes de la population, n’est-ce pas d’annoncer que la municipalité luttera de toute ses forces pour rejeter ces mêmes mesures ? N’est-ce pas cela que les biterrois attendent, eux qui se sont exprimés à 62% pour le NON à la « constitution européenne » le 29 mai 2005 ?
Cette nécessité de résister à Maastricht et à l’Union Européenne est la condition première pour affirmer, comme le veulent les jeunes et les travailleurs :
- Pour la défense des 36 000 communes contre l’intercommunalité forcée et la liquidation des 36 000 communes. En premier lieu, pour que Béziers et son conseil municipal retrouvent toutes ses compétences et prérogatives. Pour le droit des communes de s'associer librement dans le cadre des syndicats intercommunaux.
- Pour la défense de la République Laïque, contre l’application de l’article 89 de la loi de 2004 imposant aux communes de payer pour la scolarité hors commune des élèves du privé. Contre le projet des EPEP de liquider les écoles communales au profit de « regroupements plus économiques », liquidant au passage le statut des professeurs !
- Pour la défense des services publics, liquidés par l’Union européenne qui impose l’ouverture à la concurrence : pour la re-nationalisation des entreprises qui ont été privatisées, ce qui permettrait le rétablissement de l’antenne EDF de Béziers, le maintien du dépôt SNCF et de la gare de frêt, la défense des bureaux de poste, du statut des postiers, de l’hôpital public de Béziers. Non à la fusion ANPE/Unedic qui annonce des milliers de suppression d’emplois !
- Pour la remunicipalisation du service public de l’eau qui permettrait de baisser les prix, à commencer par Béziers. Pour le retour à la régie municipale des transports urbains et des cantines scolaires, permettant des prix modiques et le rétablissement de la gratuité pour les enfants les plus nécessiteux.
- Non à la destruction des HLM. Réhabilitation des logements vétustes.
- Pour la défense de la viticulture, contre la politique de liquidation du vignoble et des caves coopératives, il faut une aide immédiate, l’arrêt des délocalisations de la production qui permettent aux patrons de supermarchés de spéculer sur le travail des viticulteurs.
- Pour un référendum pour dire NON au nouveau « traité européen » de Lisbonne, en respect du vote démocratique des français le 29 mai 2005.
Pour notre part, afin de répondre aux attentes du peuple français et de la classe ouvrière, nous estimons qu’il faut construire un authentique parti ouvrier indépendant. En ce sens, nous appelons les habitants de Béziers qui n’acceptent pas la casse sociale dictée par l’Union Européenne et relayée par les gouvernements de gauche et de droite à se constituer en un comité biterrois pour la fondation d’un authentique parti ouvrier indépendant.
Je rejoins le comité provisoire pour un parti ouvrier indépendant !
je souhaite être membre fondateur du Parti Ouvrier Indépendant et participer au congrès de fondation de juin 2008 (joindre un chèque de 10 €, ordre : Micheline Guillemette).
Nom : Prénom :
Adresse :
Téléphone : Mail :
Coupon à renvoyer à cette adresse : comité provisoire pour un parti ouvrier indépendant,
C/o 16 rue Pierre Fermaud, 34000 Montpellier.
Journal du Parti des Travailleurs et publiant « ouvrons le débat », bulletin du comité provisoire pour un authentique parti ouvrier indépendant.
O 5 numéros « découverte » : 6€ O 12 numéros : 15.25€ O 4 mois (17 numéros) : 22€ O 6 mois (25 numéros) : 30,50€ O 1 an (51 numéros) : 61€ O 1 an, plis clos : 100€
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A renvoyer à : Informations ouvrières, 87 rue du Faubourg Saint Denis, CS 30016, 75 479 Paris Cedex 10.
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